Acanthes

Médecine et chirurgie esthétique, chirurgie réparatrice de la femme, de l’adolescence à la maturité

À l’écoute dans notre salle d’attente

Vous n’avez pas Flash Player !

NE PAS OUBLIER…

  • Le rendez vous doit avoir lieu entre 1 mois et 3 jours avant l'intervention
  • Apporter toute la pochette Acanthes
  • Remplir le questionnaire d'anesthésie remis au cabinet
  • Apporter sa dernière ordonnance
  • Apporter sa carte vitale et un moyen de paiement
  • Faire une liste de questions
  • La réservation de la chambre se fera juste après la consultation
  • Imprimer la check list

POUR NE PLUS AVOIR PEUR DE L’ANESTHÉSIE GÉNÉRALE

Avant toute anesthésie générale, une consultation avec un médecin anesthésiste est obligatoire depuis 1994. Cette consultation a pour but de dépister les situations à risques, de modifier vos traitements si besoin, pour que vous soyez endormi(e) en toute sécurité.

Le médecin anesthésiste que vous verrez souhaitera répondre à toutes vos questions et vous expliquera comment vous serez endormi(e). Il parlera avec vous des moyens de lutter contre la douleur, il vous rassurera…

Cette consultation est obligatoire, alors n’oubliez pas de prendre rendez-vous au moins 15 jours avant. Mais avant d’aller le voir, voici quelques informations sur l’anesthésie…

Pourquoi devez-vous dormir ?

Les différents gestes que le chirurgien va effectuer sont douloureux. Le médecin anesthésiste est là pour vous rendre l’intervention et ses suites moins pénibles. Lorsque l’on ne peut pas endormir toute la zone opérée (trop large, placée sur le tronc) ou que l’intervention est supportable mais pénible (position inconfortable, longue durée), il n’y a pas de meilleure solution que de vous faire dormir !

“Dormir, comment ça marche” ?

C’est très simple : le médecin anesthésiste délivre un médicament (en perfusion ou en respirant dans un masque) qui met votre cerveau en sommeil en quelques secondes de manière agréable.

“Qui dort, dîne”

En effet, avant une opération sous anesthésie générale (on dit “sous AG”), le dernier repas autorisé est le dîner, la veille au soir . Pourquoi ? Car lorsque vous dormez, vous ne pouvez plus réagir en cas de vomissement, ce qui peut être dangereux pour vos poumons. C’est pour ça qu’il faut avoir l’estomac vide au moment de l’anesthésie générale.

“S’endormir sur ses lauriers”

Le sommeil est si profond que vous en oublieriez même de respirer ! Heureusement que le respirateur est là ! C’est un appareil qui aide votre respiration en insufflant de l’air par un tube : c’est l’intubation. C’est ce tube qui peut donner l’impression d’avoir une angine au réveil.

“Ne dormir que d’un oeil”

Durant toute l’opération, de nombreux outils permettent au médecin anesthésiste de surveiller le bon fonctionnement de votre coeur et de vos poumons.

  • L’électrocardioscope : il permet, grâce à des petites pastilles collées sur la poitrine d’enregistrer l’électrocardiogramme. Le médecin anesthésiste connaît ainsi la fréquence et le rythme cardiaque.
  • Le tensiomètre : c’est le même brassard que chez votre médecin traitant ; il se gonfle et se dégonfle pour mesurer la pression du sang dans les artères (autour de 12/7).
  • Le saturomètre : c’est une sorte de “pince à linge” placée au bout d’un doigt qui mesure l’oxygénation du sang. C’est un moyen d’apprécier l’efficacité de la respiration.
  • La perfusion : c’est le moyen le plus rapide et le plus sûr d’administrer les médicaments. Elle est conservée encore quelques heures après l’opération au cas où vous auriez besoin rapidement d’un médicament (en cas de douleurs ou de vomissements).
  • La salle de réveil ou salle de soins post interventionnelle (SSPI) : c’est une salle où tous les patients endormis doivent obligatoirement passer avant de regagner leur chambre. Vous allez lentement récupérer toutes vos facultés au fur et à mesure que votre organisme élimine les drogues : tout cela se fait sous étroite surveillance d’infirmiers et du médecin anesthésiste.
  • La couverture chauffante : dans une salle d’opération, il fait froid pour éviter la multiplication des microbes. Pour vous éviter de grelotter au moment du réveil, nous vous protégeons autant que possible au moyen d’une couverture gonflée à l’air chaud.

L’angoisse de ne pas se réveiller

Cette angoisse est partagée par de très nombreuses personnes, que ce soit leur première anesthésie générale ou non !

C’est un peu comme la peur de l’avion : on ne peut pas la raisonner ! Alors inutile ici d’essayer de vous convaincre que le risque d’accident est très, très faible (1 décès sur 300 000 AG chez des personnes en pleine forme). Le mieux est de rencontrer le médecin anesthésiste et de lui dire votre crainte. Il saura peut être vous mettre en confiance, trouver le bon mot, ou vous proposer un médicament relaxant avant l’opération.

Quelques chiffres

En France, sur une année, il y a 1 décès exclusivement lié à l’anesthésie sur 145 000 anesthésie (6,9 x 106) et il y a 1 décès en partie lié à l’anesthésie sur 21 000 anesthésie (4,7 x 105 ).

Ces chiffres sont comparables à ceux obtenus par les secteurs de l’aviation, des transports ferroviaires et de l’industrie nucléaire.

Comment se déroule la matinée ?

  1. 30 minutes avant l’intervention, le brancardier vient vous chercher pour vous emmener au bloc opératoire : il vous demandera si vous n’avez pas oublier de retirer vos prothèses dentaires, si vous ne voulez pas aller aux toilettes une dernière fois ... Attention en vous levant, les vertiges sont fréquents avec les médicaments relaxants.
  2. Le brancardier vous dépose en salle d’attente : vous allez y attendre votre tour en compagnie d’autres personnes. Ne vous inquiétez pas, tout le monde a le même déguisement que vous : bonnet, chemise fendue dans le dos et les pieds à l’air.
  3. Ça y est, c’est à vous : l’infirmière vient vous chercher et vous installe sur la table d’opération. C’est habituellement froid, assez dur, tout plat et très étroit. Elle va mettre en place les différents éléments de surveillance : tensiomètre, saturomètre, électrodes, perfusion. Pour votre confort, la couverture chauffante s’impose ! Enfin, pour l’utilisation du bistouri électrique, une plaque adhésive bien froide est appliquée sur la cuisse : c’est la prise de terre !
  4. Vous voilà prêt(e). Le médecin anesthésiste aidé de l’infirmière anesthésiste se présentent et commencent la préparation : il faut oxygéner votre sang par des inspirations profondes dans le masque à oxygène. Le médecin administre un tranquilisant, vous souhaite bonne nuit et vous fermez les yeux.

À partir de ce moment, tout le monde va prendre soin de vous, minute après minute, jusqu’au réveil. Vous remonterez dans votre chambre environ 1 heure après la fin de l’intervention.