Médecine et chirurgie esthétique, chirurgie réparatrice de la femme, de l’adolescence à la maturité
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Avant toute anesthésie générale, une consultation avec un médecin anesthésiste est obligatoire depuis 1994. Cette consultation a pour but de dépister les situations à risques, de modifier vos traitements si besoin, pour que vous soyez endormi(e) en toute sécurité.
Le médecin anesthésiste que vous verrez souhaitera répondre à toutes vos questions et vous expliquera comment vous serez endormi(e). Il parlera avec vous des moyens de lutter contre la douleur, il vous rassurera…
Cette consultation est obligatoire, alors n’oubliez pas de prendre rendez-vous au moins 15 jours avant. Mais avant d’aller le voir, voici quelques informations sur l’anesthésie…
Les différents gestes que le chirurgien va effectuer sont douloureux. Le médecin anesthésiste est là pour vous rendre l’intervention et ses suites moins pénibles. Lorsque l’on ne peut pas endormir toute la zone opérée (trop large, placée sur le tronc) ou que l’intervention est supportable mais pénible (position inconfortable, longue durée), il n’y a pas de meilleure solution que de vous faire dormir !
C’est très simple : le médecin anesthésiste délivre un médicament (en perfusion ou en respirant dans un masque) qui met votre cerveau en sommeil en quelques secondes de manière agréable.
En effet, avant une opération sous anesthésie générale (on dit “sous AG”), le dernier repas autorisé est le dîner, la veille au soir . Pourquoi ? Car lorsque vous dormez, vous ne pouvez plus réagir en cas de vomissement, ce qui peut être dangereux pour vos poumons. C’est pour ça qu’il faut avoir l’estomac vide au moment de l’anesthésie générale.
Le sommeil est si profond que vous en oublieriez même de respirer ! Heureusement que le respirateur est là ! C’est un appareil qui aide votre respiration en insufflant de l’air par un tube : c’est l’intubation. C’est ce tube qui peut donner l’impression d’avoir une angine au réveil.
Durant toute l’opération, de nombreux outils permettent au médecin anesthésiste de surveiller le bon fonctionnement de votre coeur et de vos poumons.
Cette angoisse est partagée par de très nombreuses personnes, que ce soit leur première anesthésie générale ou non !
C’est un peu comme la peur de l’avion : on ne peut pas la raisonner ! Alors inutile ici d’essayer de vous convaincre que le risque d’accident est très, très faible (1 décès sur 300 000 AG chez des personnes en pleine forme). Le mieux est de rencontrer le médecin anesthésiste et de lui dire votre crainte. Il saura peut être vous mettre en confiance, trouver le bon mot, ou vous proposer un médicament relaxant avant l’opération.
En France, sur une année, il y a 1 décès exclusivement lié à l’anesthésie sur 145 000 anesthésie (6,9 x 106) et il y a 1 décès en partie lié à l’anesthésie sur 21 000 anesthésie (4,7 x 105 ).
Ces chiffres sont comparables à ceux obtenus par les secteurs de l’aviation, des transports ferroviaires et de l’industrie nucléaire.
À partir de ce moment, tout le monde va prendre soin de vous, minute après minute, jusqu’au réveil. Vous remonterez dans votre chambre environ 1 heure après la fin de l’intervention.